Diana Ammann : la jeunesse dans l’âme, l’expérience en plus

26 années après son arrivée au sein de notre bureau genevois, qui n’en était alors qu’à ses prémisses, Diana Ammann occupe aujourd’hui le poste d’assistante des ressources humaines ; elle nous offre son regard sur l’évolution d’A+W Genève, à l’occasion d’un entretien en timeline.

A+W. Diana, quelles ont été les circonstances de votre engagement et vos fonctions actuelles dans l’entreprise ?
D.A. Formée dans le secteur bancaire, j’ai débuté ma carrière dans l’univers des ONG ; puis, ayant répondu à une offre d’emploi proposée par notre bureau en 1993, j’y ai été engagée en qualité de secrétaire. Nous étions alors une équipe de 10 personnes et j’étais la seule représentante féminine ! J’ai immédiatement apprécié la valeur ajoutée de notre apport technique, dans l’univers dynamique de la construction où tous les protagonistes sont interdépendants.
Aujourd’hui, notre département administratif compte 9 personnes. J’occupe le poste d’assistante des ressources humaines, mes missions principales consistant à piloter l’administration globale du personnel et les relations avec les partenaires sociaux. Je travaille en lien direct avec Zurich, où est centralisée la gestion des salaires. A+W Genève emploie plus de cent vingt collaborateurs et poursuit une croissance régulière. J’analyse les offres de service et émets un premier avis avant de les transférer à la Direction. De par mon expérience au sein du groupe, je suis aussi à l’écoute de mes collègues pour toute question administrative bien sûr, mais aussi d’ordre plus personnel.

En quoi le marché et l’organisation de l’entreprise ont-ils évolué durant toutes ces années ?
Outre une croissance régulière nous amenant à recruter en moyenne quatre collaborateurs par an depuis 26 ans, je pense que nous sommes les témoins d’un quart de siècle d’or de la technologie informatique. À mon arrivée, j’utilisais encore la sténographie, dont je ne suis pas certaine que mes jeunes collègues sachent de quoi il s’agit. Les outils numériques dont nous disposons aujourd’hui, tant pour la partie administrative que technique, nous assurent une productivité extraordinaire, révolutionnent le stockage et l’archivage des données, leur optimisation et leur transmission sécurisée. Ce que nous faisions auparavant en une journée, il faut maintenant une poignée d’heures pour l’accomplir.

Comment A+W Genève a-t-il fait évoluer son offre et son organisation ?
C’est l’un des points forts de notre entreprise : nous effectuons une veille technologique pour chacun de nos segments d’activité, et nous investissons pour nous maintenir au plus haut niveau d’équipement. La digitalisation est l’un des progrès marquants de notre secteur. Le BIM, par exemple, repense notre profession et nos processus de travail. Matthias Achermann, notre directeur, est à la fois soucieux de la dimension humaine et de l’efficacité par l’innovation. C’est indéniablement ce qui a permis de hisser A+W Genève à l’avant-garde de notre marché.

Vous parlez de management ; la course à la technologie et la croissance organique de l’entreprise ne sont-elles pas des dangers pour la cohésion interne ?
La technologie pourrait donner le sentiment d’un certain isolement ; et l’augmentation du chiffre d’affaires et de l’effectif, provoquer le cloisonnement des services. Bien que ces phénomènes soient perceptibles dans toute organisation, y compris la nôtre, nous mettons tout en œuvre pour cultiver un climat de travail propice à l’échange, dynamique et ouvert. Paradoxalement, la technologie nous rassemble, par la curiosité qu’elle éveille et la nécessité de partager les savoirs. L’ADN d’A+W, c’est la communication, et je pense que cette dimension reste primordiale, indépendamment de notre évolution.

De quoi provient le succès d’A+W Genève ?
De notre organisation aussi bien humaine que technique ; par exemple, depuis l’instauration il y a une dizaine d’années d’une fonction de responsable de département, nous avons gagné en fluidité entre les services. Nous réfléchissons en permanence à ce qui pourrait améliorer notre chaîne de valeur. C’est l’un des secrets de notre réussite. Bien que les enjeux économiques restreignent souvent le débat à la dimension financière, nous assurons notre compétitivité par l’organisation des ressources humaines, la compétence des collaborateurs, et une technologie de pointe permettant de délivrer une prestation de haut niveau.
Notre vision pluridisciplinaire est aussi un argument majeur pour nos clients. Nous réunissons toutes les spécialités de l’ingénierie du bâtiment, ce qui nous confère un avantage concurrentiel important.
Dès le début, notre engagement pour les solutions de construction durable a été non seulement un facteur différenciant, mais aussi un pari gagnant. Nous le devons à l’excellente vision stratégique de notre groupe.

Comment voyez-vous l’avenir, quels sont les grands rendez-vous à ne pas rater ?
Tout se joue sur la dimension humaine, au-delà de la technologie. Les métiers CVC et sanitaire ne sont pas suffisamment valorisés. Il est urgent qu’ils le soient pour créer des vocations et former les générations futures. Le recrutement pose un réel problème. Nous manquons de ressources compétentes sur le marché, ce qui est dommage à l’heure où de nombreux pays entrent en récession alors que nous pouvons profiter de la bonne santé de la Suisse.
Les nouvelles générations de professionnels sont moins stables, plus opportunistes : nous devons créer et promouvoir des avantages pour les fidéliser et améliorer sans cesse notre capital de marque-employeur.

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